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Ambiances thermiques et lumineuses

Tirés de l'Association Nationale des Directeurs et Directeurs-Adjoints des Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale

 

AMBIANCES THERMIQUES

Aucune limite de température n’est clairement définie par le Code du Travail, mais l’employeur est tenu d’assurer une ambiance thermique adéquate pour ses agents dans les locaux de travail, sanitaires et de restauration (Art. R.4213-7 et R.4213-8 du Code du Travail). De plus, les locaux fermés pour le travail doivent être chauffés pendant la saison froide (Art R. 4223-13 du Code du Travail). Il est à noter qu’un salarié a exercé un droit de retrait validé en appel car, parmi les différentes raisons invoquées, la température des locaux était entre 13 et 15°C et qu’il n’y avait pas de chauffage (Cour d’Appel de Versailles, 12 novembre 1996, n°852, SA Asystel Maintenance c/ Michel).

Il est difficile de déterminer une température idéale pour tous à cause des différences de perception, cependant, il existe un intervalle de température de confort déterminable en fonction de l’activité (de plus, il est nécessaire que l’humidité ambiante soit comprise entre 35 et 70%)

 

 

a)     Risque physique (ambiance thermique)

 

L’être humain doit maintenir une température corporelle constante. En fonction des facteurs environnementaux, le métabolisme met en œuvre des réactions complexes pour la conserver (transpiration, frisson…). Cependant, les actions du métabolisme sont limitées, et en cas de surexposition à des températures trop basses ou trop élevées, il existe un danger pour la personne.

 

Conséquence de la chaleur :

La surexposition à la chaleur peut provoquer plusieurs symptômes :

·         Crampes de chaleur : une transpiration abondante et prolongée peut provoquer la perte de sels minéraux et être responsable de crampes.

·         Déshydratation : si la perte d’eau par transpiration n’est pas compensée par un apport d’eau équivalent, on risque d’être déshydraté.

·         Epuisement thermique : c’est une perte de connaissance brève et soudaine qui peut se produire suite à l’arrêt d’un travail physique dur et prolongé ou après une longue période d’immobilité dans une ambiance chaude.

·         Coup de chaleur : il est rare mais son pronostic est très grave. Il est la conséquence de l’arrêt de la sudation qui peut survenir lors de toute exposition à de fortes chaleurs. (…)

 

Conséquence du froid :

La surexposition à une température ambiante froide peut provoquer plusieurs symptômes :

·         Douleurs : l’exposition au froid peut provoquer des douleurs de différentes intensités.

·         Engelures et gelures : il s’agit de lésions cutanées. L’engelure (sans séquelles) représente le premier degré de la gelure. Les séquelles des gelures plus graves peuvent être très douloureuses voire permanentes.

·         Troubles musculosquelettiques (TMS) : le froid est un facteur favorisant l’apparition de TMS. (…)

Une atmosphère trop froide ou trop chaude a un impact direct sur la qualité du travail. Par exemple, les personnes devant effectuer des tâches manuelles dans une atmosphère trop froide auront moins de sensibilité au niveau des doigts et donc plus de mal pour réaliser le travail.

 

b)    Risques particuliers

 

Les conditions météorologiques peuvent présenter différents risques en fonction de l’aléa concerné :

  • Risque de noyade lors des périodes d’inondation ou, pour les départements concernés, en cas de fortes vagues.
  • Risque de foudroiement en cas d’orage,
  • Risque de chute de plain-pied en cas de pluie, de gel, de givre ou de neige. Ces éléments climatiques qui rendent le sol glissant lorsqu’ils sont présents.
  • Risque routier en cas de forte chaleur : en été, la fréquence de chute des pluies est nettement moins importante qu’en saison froide. Ainsi, il se produit un phénomène bien connu où des hydrocarbures s’accumulent dans le revêtement de la route et remontent en masse à la surface de celui-ci lorsqu’il y a une averse. La route devient alors glissante. Par très forte chaleur, certains enrobés fondent créant des surfaces moins adhérentes pour les véhicules.
  • Risques routier en cas de période de  grand froid : La pluie, le gel, le givre et la neige diminuent le degré d’adhérence de la route à des niveaux variables. Certains phénomènes climatiques diminuent la visibilité sur la route (brouillard, forte pluie…).

 

 

Prévention

 

a.     Moyens de prévention contre la chaleur

 

 

L’Autorité territoriale met à la disposition des agents de l'eau potable et fraîche pour la boisson (art. R.4225-2 du Code du Travail). Lorsque des conditions particulières de travail conduisent les travailleurs à se désaltérer fréquemment, l'employeur met gratuitement à leur disposition au moins une boisson non alcoolisée. Les boissons et les aromatisants mis à disposition sont choisis en tenant compte des souhaits exprimés par les travailleurs et après avis du médecin du travail (art. R.4225-3 du Code du Travail).

 

L’organisation des services peut être modifiée avec une prise de poste commençant plus tôt le matin afin de limiter le travail extérieur par fortes chaleurs.

 

Les tenues de travail doivent être conservées pour ses agents afin de les protéger des risques auxquels ils s’exposent.

 

b.    Moyens de prévention contre le froid

 

L’organisation de l’activité des agents doit être modifiée afin de limiter l’exposition des agents aux intempéries.

 

L’Autorité Territoriale prend toutes dispositions nécessaires pour assurer la protection des agents contre le froid et les intempéries. Les agents doivent donc être dotés de tenue de pluie, parka et vêtements chaud, chaussures de sécurité chaudes et antidérapantes…

 

Quel que soit le phénomène météorologique rencontré, il est indispensable de sensibiliser les agents sur les risques et solutions à mettre en œuvre.

 

c.     Moyens de prévention contre les risques météorologiques

 

Le principal moyen de prévention relatif aux conditions météorologiques consiste à adapter les activités en fonction de la météo et au vu des règles de bon sens. Ainsi, par exemple, en cas de forts vents ou d’orages, il est nécessaire, dans la mesure du possible, d’éviter les opérations en hauteur pour prévenir les accidents (chute de hauteur, foudroiement…).

 

 

Source et documents consultables

 

Plusieurs études et référentiels sont présentés sur le site de l’INRS (www.inrs.fr):

·         TC 97 : « Ambiances thermiques travail en période de fortes chaleurs »

·         TC109 : « Ambiances thermiques travailler au froid ».

·         Dépliant « Travail et chaleur »

« Ambiance thermique, travail à la chaleur et au froid » ISTNFSource : Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail

 

 

AMBIANCES LUMINEUSES

Les infrarouges (IR)

 

Effets des IR

Les IR se manifestent par un dégagement de chaleur au niveau des corps qui les absorbent. Tout corps chaud émet des IR. L'absorption des IR par le corps entraîne un réchauffement qui peut être agréable mais peut aussi brûler. Les yeux y sont particulièrement sensibles : les IR ayant une longueur d'onde inférieure à 2 000 nm peuvent provoquer des cataractes (opacification du cristallin).

Le cristallin de l'œil est particulièrement sensible aux rayons infrarouges émis par le métal chauffé au rouge, du fait qu'il est dépourvu de capteurs de chaleur et de vaisseaux sanguins pouvant servir à le refroidir.

 

Moyens d'action

Les salariés dont les yeux sont les plus exposés aux IR travaillent dans l'industrie du verre ou de la métallurgie, où ils manipulent du verre ou du métal en fusion. Pour se protéger efficacement, ils doivent porter un écran facial comportant un dépôt métallique sur la face externe. Les lunettes munies de filtres verts ne protègent que les opérateurs travaillant à plus de 1,5 m de la source d'IR.

 

3. Les rayonnements visibles

 

Effets des rayonnements visibles

En milieu de travail, le principal risque lié aux rayonnements visibles est l'éblouissement par une source de lumière naturelle ou artificielle. L'éblouissement peut entraîner une fatigue visuelle et posturale.

 

La rétine peut être endommagée en cas d'exposition accidentelle de l'œil à des lampes à arc ou au soleil pendant une durée supérieure à un dixième de seconde.

 

Un mauvais éclairage a également des conséquences psychologiques. Le manque de lumière solaire est directement responsable de certains états dépressifs. Le travail en local aveugle peut aussi être psychologiquement pénible.

 

Moyens d'action

Selon la tâche, l'éclairement du poste de travail doit être compris entre 300 et 1 000 lux. Dès la conception des lieux de travail, il faut veiller à limiter l'éblouissement direct ou indirect (réfléchissement sur une surface lisse et brillante). L'éclairage final à chaque poste de travail dépend de nombreux facteurs :

 

·         Apport de la lumière du jour,

·         Choix des luminaires,

·         Couleurs,

·         Géométrie du local,

·         Implantation des postes…

 

 

 

4. Les ultraviolets (UV)

 

La lumière du soleil constitue la principale source de rayons UV. Cependant, l'atmosphère empêche tout UV dont la longueur d'onde est inférieure à 290 nm d'atteindre le niveau du sol. Les arcs à souder et les lampes halogènes en émettent aussi beaucoup.

 

Les rayons UV sont largement utilisés dans les procédés industriels ainsi que dans les domaines médical et dentaire pour atteindre divers objectifs, comme : détruire les bactéries, créer un effet fluorescent, administrer une photothérapie, bronzer. Selon l'objectif visé, on a recours à des rayons UV de différentes longueurs d'onde et intensités (exemple eau potable et clarificateur des eaux de piscine).

 

Effets des UV

A forte dose, les UV sont dangereux pour la peau et pour les yeux, à court et à long terme.

Les effets des UV sur la peau sont bien connus : ce sont les "coups de soleil", le vieillissement accéléré de la peau et la cancérogénicité.

Une courte exposition des yeux aux UV peut entraîner toutes sortes de manifestations associées sous le terme de "coup d'arc", et qui vont du larmoiement à la conjonctivite et peuvent durer 24h. L'exposition répétée à de fortes doses d'UV peut entraîner une cataracte.

 

Moyens d'action contre les UV

Le verre arrête les UV, si bien que les UV solaires ne pénètrent presque jamais dans les locaux de travail. Par contre, les salariés travaillant dehors sont exposés aux UV tant qu'il fait jour, et d'autant plus qu'il y a de surfaces réfléchissantes (sable, eau, neige…). La peau n'est efficacement protégée que si elle est couverte de tissu. Les zones exposées peuvent être protégées à l'aide d'une crème solaire.

Le choix de la protection oculaire dépend du type et de l'intensité de la source de rayons UV.

 

Etant donné que les lampes halogènes émettent beaucoup d'UV, il est dangereux de les utiliser sans leur verre de protection.

 

 

 

 

Type de travail

Températures recommandées

Sédentaire assis

21 à 23°C

Physique léger assis    

19°C 

Physique léger debout

18°C 

Physique soutenu debout

17°C 

Physique intense

15 à 16°C

 

Code du travail

AFE (Association Française de l’Eclairage)

Terminal d'ordinateur

 

300 lux

Travail de bureau

200 lux

300 lux

Bureau de dessin, mécanographie

300 lux

 

Mécanique fine, gravure, dessin difficile, couture

400 lux

1000 lux

Mécanique de précision, électronique fine, contrôles

600 lux

 

Tâches très difficiles dans l'industrie et les laboratoires

800 lux

 

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